Le courrier envoyé en recommandé avec accusé de réception étant arrivé ce matin, il est désormais quasiment officiel que je ne serais plus amené à hanter ces locaux dès la fin du mois d'avril, après cinq années quasiment jour pour jour, deux changement de locaux, quelques valises d'heures supplémentaires jamais compensées (la quintessence de la valeur travail, le travail pour lui même et pas pour cette petite mesquinerie qu'est le salaire), une irritation féroce et jamais démentie pour les errements du RER B, des moments de plaisirs et de déplaisirs, des rencontres agréables et d'autres dont je me serais volontiers passé. Je fus le premier employé de cette encore petite société, j'en suis aujourd'hui le premier démissionnaire. Je me sens finalement presque motivé pour terminer les travaux que j'ai en cours -alors que celle-ci n'était plus vraiment de la partie- et soulagé, maintenant que la porte se ferme, de laisser frustrations, agacements et parfois colères de ces derniers mois au bord de chemin.

Reste maintenant à trouver quelle est la porte à ouvrir.