J'ai égaré un carnet de note hier, certainement dans le train, peut être ailleurs, peut-être ressurgira t'il dans quelques temps. Un moleskine sur lequel je ne dessine pas. C'est un petit carnet de note que j'utilise quand je n'ai pas de clavier sous la main et que j'ai oublié le carnet de note principal, un moleskine que l'on m'a offert. Un carnet de secours du carnet de secours en quelque sorte, sur lequel je n'écris donc que très peu souvent et dont les pages se noircissent avec une lenteur exaspérante. Cette lenteur est pourtant une source de surprises, n'ouvrant que très rarement ses pages, je ne relis quasiment jamais les notes que j'ai pu y inscrire et je les oublie ; j'ai l'impression chaque fois de lire des mots anciens qui me semblent comme étrangers.

La dernière note que j'avais écrit, hier, racontait l'étrangeté et la doissonance de paysages hivernaux regardés depuis la lumière et douceur de ce printemps tardif.