Les petits trésors se découvrent dans la cave, à l'abri des regards et de la lumière.

A la recherche de vieux livres ou de souvenirs rangés dans un carton, je trouve derrière la porte d'une armoire d'enfance des bocaux de cerises, recouverts de poussière, dont la vue m'évoque instantanément le goût des cerises au sirop que faisait ma grand mère, un peu étonné d'en retrouver encore, peu confiant quant à leur goût, des années après.

J'essuie le bocal, l'étiquette, l'année : 1975.

Le bocal nettoyé, je remarque que les cerises qui sont dans ces bocaux ont conservées une partie de leurs queues, coupée à un centimètre environ, ce qui veut dire, après enquête, qu'elle ne sont pas au sirop mais à l'eau de vie.

Mes papilles n'ayant jamais eu l'occasion de se constituer quelque souvenir d'enfance quant au goût de telles cerises, je me fais un devoir aujourd'hui de les éduquer au goût et surtout au frisson que procure le fait de croquer une cerise qui est plus agée que moi. J'ai le plaisir de vous annoncer que les leçons se déroulent parfaitement.