La porte, rouge.
La clef, cuivrée, un peu trop vieille ; j'ai peur qu'elle finisse par rester cassée dans la serrure. L'escalier en colimaçon en bois. La grille. La grande porte en bois de l'immeuble et enfin la rue.

A gauche

Il y avait un coiffeur. Un vieux Kabyle dont le salon est en fermeture définitive. La devanture a été repeinte en blanc hier. Un autre salon jouxte, Haïtien. Puis un magasin de produits alimentaire Africains. Une affiche vantant le goût du nil, immense, jaune ; un énorme poisson.

Vers la droite.

Un bar fait le coin, avec quelques tables de billard et quelques piliers un peu louches, toujours l'ai un peu vide. Peut être parce qu'il est un peu trop grand. Une boutique de tissus Africains. Wax et super wax. Des couleurs vives. Quelques femmes qui discutent dans la boutique.
Une hôtel un peu miteux.
Un immeuble désaffecté et condamné, toujours couvert de nouvelles affiches. Une étrange cohabitation d'annonces de concerts, d'évangélistes appelant à dieu et d'autres appelant à la révolution, camarades !

Un autre bar, beaucoup plus petit que le précédent, des clients plus agés. Une odeur d'ennui, de silences, de temps qui passe. Une sensation d'attente, beaucoup trop longue. Une cigarette qui finit de se consummer dans le cendrier trop plein.

La rue. Le feu rouge.

Le métro qui m'engouffre