Les timides, les vrais de vrais, les cadors de la discipline, ceux qui maîtrisent l?art de ne pas se montrer jusqu?à ne plus vraiment exister, jusqu'à à la transparence, cette sorte de perfection. Ceux qui se tortillent et s?entortillent dans des explications, des valises à la main et sur le c?ur, la bouche en silence et le sourire gêné. Ceux qui font trois petits tours pour vérifier qu?on ne les a pas remarqué et puis qui s?en vont sans dire un mot.
Ces timides là, ils ne rougissent pas. Ou plutôt si, mais pas comme tout le monde. C?est leur poitrine qui rougit, pas leurs joues.
Ils auraient trop peur que ça se voit.