Certains jours où tu as peur, une boule dans la gorge, un noeud dans l'estomac jusqu'à la nausée, sans trop savoir pourquoi.
Tu as compté les heures et les minutes toute la nuit, en considérant le temps qui passe et à te demander.
La nuit, le temps avance étrangement, parfois par petits sauts, parfois embourbé dans d'interminables minutes, des secondes qui durent des heures. Et quelques heures, beaucoup trop rares qui n'existent pas vraiment.
Et toi tu comptes tous ces petits bouts qui se succèdent, en espérant trouver le dernier, faire le grand saut jusqu'au matin.
La nuit est longue quand tu la regardes passer sans rien faire.
La nuit et son cortège de pensées qui tournent sans jamais sembler vouloir s'échapper.
Le genre de nuit où tu sombres enfin quelques minutes avant que ton réveil ne sonne.
Ce genre de nuit où tu aimerais bien avoir quelqu'un que tu puisses réveiller pour lui dire que tu as froid et trop chaud en même temps. La larme à l'oeil dans le creux du cou. La voix cassée.
Ce matin tu te sens angoissé, le noeud à l'estomac, les yeux creusés comme si tu n'avais jamais pris de vacances, le regard douloureux. Tu as froid de fatigue.
Il y a du brouillard.