C'est étrange ces petits bouts de rien qui s'accrochent. Des petits bouts de riens épars. Des bouts de vies rencontrées, croisées, partagées.
Je me souviens de ton profil, celui de ton nez surtout.
Je me souviens de ta voix, uniquement quand tu disais ces mots que tu étais la seule à dire.
Je me souviens la courbe de tes reins.
Je me souviens cette fois où tu t'es fait coupé les cheveux, et tu te demandais si ça avait été une bonne idée.
Je me souviens l'odeur de ton corps après l'amour.
Je me souviens comment tu ne pouvais pas ne pas ténerver dès que nous abordions ce sujet. Ca m'amusait beaucoup, je ne pouvais pas m'empêcher de l'aborder.
Je me souviens ta robe ce soir là.
Je me souviens ton sourire mutin, comme une provocation.
Je me souviens ton air gêné à ce moment.
Je me souviens mon air gêné à ce moment.
Je me souviens.
Je crois que j'arrêterais jamais de me souvenir.