Tout à l'heure, je vais acheter un grand cahier en sortant du boulot.
Grand format, petit carreaux, à spirale. Et un stylo. A moins que ce ne soit sans spirale.
Je ne reposerais mon stylo sur cette page pour y exposer que lorsque le cahier sera rempli.
Il y a des choses à sortir et il y a maintenant beaucoup trop de personnes dont j'ai vu les yeux pour que ce soit possible. J'ai l'impression de n'arriver que difficilement à garder une facade présentable.
Des fois, j'écris vite et beaucoup et des fois non.
Ca fait quelques semaines que c'est dans l'air, que j'évite, j'esquive. Le reste me regarde, et ne concerne pas le vent qui passe.
Maintenant, il faut que ce soit indélébile. Que ça fasse mal au poignet. Que j'ai du mal à relire. Que ce ne soit pas exposé.
C'était une nuit blanche hier soir.
En attendant, il ne restera que des extraits de livres à venir de temps en temps.

Portez-vous bien, tous.
Moi, en ce moment, je n'aime pas l'hiver, et pourtant bien plus que l'été.