Ici il n'y a qu'une succession d'instants, sans suite, sans but, des fragments, des errements, des erreurs sûrement aussi. Des bouts de phrases sans suite, des bouts de vécu, de vécus, de vu, d'entendu, de lu, d'imaginé. Ici il n'y a pas d'histoire, et si ce n'était impossible ça pourrait dûrer jusqu'à l'infini. Malgré tout il y a toujours un début.
Quand je cherche une histoire, il y a un début, une fin, ce n'est pas le même exercice. Pas le même travail, pas la même chose.
La fin peut être la bonne ou bien une mauvaise, mais c'est toujours un fin, ou des fins. Peut être que si on prend un roman et qu'on le commence au milieu et qu'on s'arrête avant la fin, on en lit un autre, peut être que du coup, il y a une multitude de romans dans un seul.
Mais cette multitude s'inscrit entre un début et une fin, celle que celui qui l'a écrit a choisi. Je ne trouve pas de fin à cette histoire qui me trotte en tête depuis quelques semaines. Et plus je cherche la fin, plus le reste devient mouvant, perd son unité, sa cohérence, et je finis par ne plus être certain de mon histoire initiale.
Peut être que c'est vain.