Il est quasi nu devant le trop grand mirroir de la salle de bain de l'appartement qu'il habite. Il n'aime pas cet appartement, il n'aime pas cette salle de bain et son miroir tellement grand qu'il peut y voir autre chose que son visage. Il n'aime pas les mirroirs. Il n'aime pas spécialement son corps.
Il se regarde dans le mirroir.
Il regarde ses jambes, son tronc, ses bras son visage, sa peau. C'est ce qu'il aime le moins sa peau, elle garde et montre tout, il la cache le plus possible.
Il se regarde et pense à tous les endroits où il ressent une douleur. L'annulaire de sa main gauche. Son genoux droit. Son épaule. Son dos. son pied droit. Un peu le reste par intermitence.
Parfois il reste allongé quelques minutes en essaynt de sentir son corps. Il lui semble que la seule façon de le sentir est d'avoir conscience de toutes ces microdouleurs qui se succèdent un peu partout. Douleurs est trop fort. il ne sait pas comment dire, alors il dit douleur.
Il fûme trop, il commence à le sentir maintenant. Il a dit a voix haute le nombre d'année qu'il avait commencé à fumer il n'y a pas longtemps, ça lui a fait une sensation étrange. Il ne pensait pas avoir vécu aussi longtemps. C'est la seule qu'il ait fait de façon continue sur une durée aussi longue. Il n'avait considéré le temps comme ça. Ca lui a fait bizarre d'y penser.
Il regarde ce qui est visible de son visage derrière son éternelle barbe de pas rasé, il voit ses cernes, ses cheveux trop long, ce bleu incongru, celui de ses yeux, et celui des ses cernes, tellement différent.
Il est en train de vieillir finalement.
Rien de grave.