Vide
Par GM le 03/03/03, 23:04 - Lien permanent
Je me sens quelque peu vide. C'est une peu comme si toute cette violence (l'article du 03/03/03 intitulé "où sont les gentils" sans point d'interrogation, que je n'arrive pas à lier, parce que) me laissait vidé.
Aujourd'hui, à Cachan, donc pas très loin de chez moi, deux lycéens en ont plantés une troisième pour une raison forcément ridicule.
Je me réfugie dans la musique savante et je n'y comprends rien, ou bien dans une débauche de lecture, et parfois un peu d'alcool triste. je crains que ce ne soit qu'une fuite. Toutes ces lectures ne me permettront jamais de comprendre ceci ou cela, ou encore ça.
Alors je peux noter ou lire presque compulsivement, ça semble vain. Je crois que des livres entiers ne pourraient pas rattraper ou expliquer toutes ces misères et toutes ces violences.
Ecouter ces petits cons dimanche soir justifier le fait qu'il battent leurs petites soeurs (à base de défense de l'honneur de la famille, le tout en se basant sur des argument pseudos religieux de comptoirs. Et écouter les mêmes petites soeurs justifier les viols qu'ont commis leurs grands frères (à base de c'est pas possible puisque c'est mon frère et puis de toute façon c'était une pute, une salope, elle portait une jupe, ça bien dire ce que ça -qu'elle en- voulait). J'ai eu l'impression d'entendre des paroles (re)venues du moyen âge.
Difficile d'en ressortir une morale sans faire la morale.
Difficile de ne pas penser que toute cette affection n'est pas terriblement convenue.
Nier simplement.
Je voudrais que tout ceci n'existe pas. Tout ceci n'existe pas. Tout ceci n'existe pas. Tout ceci...
Alors j'écoute Liszt.
J'aime bien les jupes des filles.
Je vais voir la mer demain.