Il réfléchissait à l'organisation de sa future carrière d'écrivain :
Il se sentait capable d'écrire trois pages par jour, et il espérait bien qu'il lui reste une cinquantaine d'année à vivre, soit une production totale de 54750 pages.
En prenant une hypothèse optimiste et qu'un dizième de sa production lui semble de qualité suffisante pour tenter d'être publiée, il lui restait en gros 5500 pages à soumettre à un ou des éditeurs.
En prenant une autre hypothèse optimiste et qu'un éditeur considère qu'un dizième de sa production soumise à proposition semble être de qualité suffisante pour être imprimés, il arrivait à 550 pages publiées.
Soit un gros livre. Soit deux ou trois livres de taille moyenne. Avec son nom dessus. Et certainement aucun qui ne passerait à la postérité.

Pour toute une vie de travail.

Ce jour là, il était il décida d'abandonner le métier d'écrivain. Mais il ne savait pas encore quel métier il pourrait bien faire pour gagner sa vie.