La ville devant soi
Par GM le 29/10/02, 15:58 - Lien permanent
Impossible de décrire cette cour, sans verdure, local à poubelle en plain air, sans lumière, juste des murs, une caisse de résonnance, du bruit, des voitures qui passent pas très loin, une sirène me réveille, pas d'ouvertures sur l'autre face de l'édifice, je reste dans le sombre, le quasi vide, le tordu, ma chambre ressemble à un tableau de Picasso période cubiste tellement je ne peux rien poser sur la table, tout roule glisse à en tomber par terre, et ce mal de mer la nuit quand le visage n'est pas au niveau de pieds, je n'en dors plus je suis fatigué.
Ma nouvelle cabane du centre ville en banlieue au loin, moins loins pourtant, plus d'autoroute le matin, juste le RER qui avance un peu moins vite et plus rapidement, les gens qui sont là qui ne regardent pas qui gardent le silence, cette odeur de sueur qui se mélange à celle de mon café du matin, on garde le silence dans le train monsieur, qui ne disent rien, et surtout pas pardon quand ils vous écrabouillent le pied vous bousculent le corps, j'aime pas le RER je préfère la voiture j'y suis plus seul, en compagnie de ma radio, mais j'aime pas les embouteillages je préfère le train.