Ces vieux là se rencontraient tous les ans, au hasard des calendriers et au gré des envies. Ils arrivaient tous avec leurs instruments, leurs petites musiques, leurs rires, leurs valises.

Il s’asseyaient en rond, autour des bouteilles de vin et des grillades, s’attardant sur des heures de palabres, des minutes de bonheurs, les rayons de soleil, les nuit qui tombaient.

Puis les instruments se levaient, tour à tour, puis ensembles.

C’étaient des notes et des regards qui se riaient et se jouaient en leur compagnie. Ils savaient bien que la musique n’est pas une affaire très sérieuse.